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    <title>Savoirs et expertises renouvelés. Au croisement des mondes académiques et opérationnels</title>
    <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/591</link>
    <description> Les champs de l&amp;rsquo;architecture, de l&amp;rsquo;urbanisme et de l&amp;rsquo;am&amp;eacute;nagement du territoire sont, depuis quelques ann&amp;eacute;es, marqu&amp;eacute;s par une multiplication et une diversification des collaborations et initiatives engageant des productions hybrides entre acteurs acad&amp;eacute;miques et op&amp;eacute;rationnels. En r&amp;eacute;ouvrant la question des relations entre ces mondes, le cahier Ramau 11 apporte un &amp;eacute;clairage sur les reconfigurations contemporaines des expertises territoriales gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; trois entr&amp;eacute;es : les ar&amp;egrave;nes de production de recherches et d&amp;rsquo;expertises ; les processus de confrontation et de l&amp;eacute;gitimation des savoirs au sein de ces ar&amp;egrave;nes ; les trajectoires multiples engag&amp;eacute;es au fil de ces d&amp;eacute;marches. Si les contributions r&amp;eacute;v&amp;egrave;lent des situations tr&amp;egrave;s diverses d&amp;rsquo;ouverture, de croisement, d&amp;rsquo;entrem&amp;ecirc;lement, d&amp;rsquo;hybridation et parfois de coproduction, elles montrent que de telles porosit&amp;eacute;s vont de pair avec des processus de polarisation et d&amp;rsquo;affirmations d&amp;rsquo;expertises &amp;laquo; originelles &amp;raquo; par les acteur&amp;middot;rices qui en seraient historiquement d&amp;eacute;tenteur&amp;middot;rices, comme par les autres acteur&amp;middot;rices engag&amp;eacute;&amp;middot;es &amp;agrave; leurs c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s. Elles montrent par ailleurs que de telles d&amp;eacute;marches, au-del&amp;agrave; de leur diversit&amp;eacute; et de la qu&amp;ecirc;te (parfois fantasm&amp;eacute;e) de coproduction, sont mues par bien d&amp;rsquo;autres enjeux individuels et institutionnels. </description>
    <category domain="https://cahiers-ramau.edinum.org/65">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mar., 28 juin 2022 12:16:58 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>mar., 28 juin 2022 22:26:58 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Couverture, RAMAU n° 11, 2022 </title>
      <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/595</link>
      <pubDate>mar., 28 juin 2022 12:17:24 +0200</pubDate>
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      <title>Une ‟communauté de pratiqueˮ pour accompagner l’innovation socio-spatiale en Creuse </title>
      <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/599</link>
      <description>Cette contribution vise à mettre l’accent non pas tant sur la figure individuelle et isolée de chercheur que sur celle, collective, de « communauté de pratique » (Lave et Wenger, 1991). Y sont mis en évidence les mécanismes d’émergence et de structuration d’une communauté de ce type, située à l’articulation des mondes de la recherche et de l’enseignement et de ceux de l’action. Pour cela, la démarche a consisté à accompagner, de l’intérieur, les actes et les trajectoires d’individus agissant au sein de collectifs hybrides dans lesquels se côtoient enseignants-chercheurs, professionnels du projet socio-spatial (architectes, urbanistes, paysagistes et designers), élus et agents de collectivités publiques. Les travaux sur lesquels s’appuie la réflexion proposée se situent dans le département de la Creuse, territoire considéré comme « hyper-rural », où se préfigure un Laboratoire d’innovation publique. Ils s’inscrivent dans le cadre plus large d’un programme de recherche portant sur les processus d’innovation socio-spatiale dans les territoires en marge de la région Nouvelle-Aquitaine. Les résultats obtenus remettent en cause les fonctionnements routiniers d’institutions trop souvent soumises aux impératifs d’un calendrier électoral très contraint. Ils montrent tout l’intérêt de prendre en compte les connaissances produites tant par les chercheurs dans les processus d’action que par les acteurs locaux en situation d’expérimentation. L’objectif est, sur ces bases, de contribuer à faire évoluer et à diversifier les manières de conduire et de penser l’action publique dans les territoires locaux par un renouvellement des pratiques socio-spatiales. This contribution aims to focus not so much on the individual and isolated figure of the researcher as on the collective figure of the “pratice community” (Lave &amp;amp; Wenger, 1991). It highlights the mechanisms of emergence and structuring of a community of this type located at the articulation of the worlds of research and teaching and those of action. To this end, the approach consisted in accompanying, from the inside, the actions and trajectories of individuals acting within hybrid collectives in which teachers-researchers, professionals of the socio-spatial project (architects, urban planners, landscape architects or designers), elected officials and agents of public authorities rub shoulders. The work on which the proposed reflection is based is located in the department of Creuse, a territory considered to be ‘hyper-rural’ where a Public Innovation Laboratory is being developed. It is part of a wider research programme on the processes of socio-spatial innovation in the marginal territories of the Nouvelle-Aquitaine region. The results obtained call into question the routine functioning of institutions that are too often subject to the imperatives of a highly constrained electoral calendar. They show the importance of taking into account the knowledge produced both by researchers in the action process and by local actors in an experimental situation. The objective is to contribute to the evolution and diversification of the ways of conducting and thinking about public action in local territories through a renewal of socio-spatial practices. </description>
      <pubDate>mar., 28 juin 2022 22:16:32 +0200</pubDate>
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      <title>Quand la recherche participe au renouvellement de l’expertise paysagère </title>
      <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/611</link>
      <description>Cet article soutient l’idée que la recherche permet de renouveler l’expertise paysagère dans le contexte des politiques actuelles de transition socio-écologique, notamment dans les territoires de campagne urbaine. Pour cela, nous mettrons en avant l’importance du croisement entre le monde académique et le contexte opérationnel en tant qu’arène impulsant des innovations et leur application.Notre propos se focalisera sur la restauration des trames vertes et bleues, qui mobilise peu les démarches du projet de paysage en lien avec l’écologie. Concrètement, nous proposons la réinterprétation d’outils et de méthodes préexistants de l’expertise paysagère pour produire des « connaissances du milieu » utiles à ce type d’interventions sur les espaces ouverts. Cette proposition est testée dans le processus d’action de la plaine Lyon-Saint-Exupéry. Des supports de représentation du territoire (cartographies, photographies, récits…), conçus comme « objets intermédiaires », seront expérimentés avec des professionnels et des acteurs locaux. Cela permettra d’identifier des faits et des valeurs attribués aux motifs composant les trames vertes et bleues et qui s’avèrent utiles au projet local. Un retour réflexif sur cette expérimentation nous conduira tout d’abord à clarifier des pistes de méthodes et d’outils innovants à disposition des professionnels de l’aménagement, du paysage et de l’écologie. Ensuite, nous définirons l’arène qui s’est constituée entre la recherche et un contexte opérationnel comme condition importante pour renouveler l’expertise paysagère. This paper argues that research can bring about the renewal of landscape architecture expertise in a way that meets the demands of current socio-ecological transition policies, particularly in urban countryside areas. To this end, we will highlight the importance of the intersection between the academic world and the operational context as a framework that drives innovations and their applications.Our proposal focuses on ecological network restoration processes which fail to exploit the full potential of landscape architecture in their ecological approach. To this end, we propose hypotheses for reinterpreting existing tools and methods of landscape architecture expertise, with a view to producing “knowledge of milieus” relevant for similar operations on open spaces. This proposition was tested within the development plan for the Lyon-Saint-Exupéry plain. A range of representation supports of the area (maps, photographs, stories, etc.), initially designed as “intermediate objects”, were tested with local professionals and stakeholders, so as to identify the facts and values attributed to the elements which make up the ecological network, and which are useful for the local project. A critical analysis of this experiment enabled us to determine avenues for developing innovative methods and tools available to planning, landscape architects and ecology professionals. Finally, we will define the arena that has developed between research and an operational context as an important condition for renewing landscape architecture expertise. </description>
      <pubDate>mer., 29 juin 2022 14:26:53 +0200</pubDate>
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      <title>Vers une coproduction de l’habitat au sein des espaces périurbains </title>
      <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/627</link>
      <description>Les démarches d’action publique visant à renouveler les cadres de la production de l’habitat dans le périurbain se multiplient depuis plusieurs années. À partir du cas de la démarche « Habitat périurbain » portée par le pôle métropolitain Nantes Saint-Nazaire depuis 2017, cet article propose d’analyser la mise à l’épreuve d’arènes institutionnelles visant à organiser la coproduction de programmes et de projets d’habitats sur quatre sites d’expérimentation entre acteurs institutionnels, citoyens, opérateurs immobiliers et architectes. Ces arènes de coproduction de l’expertise révèlent principalement des épreuves de mobilisation et de maintien de l’approche expérimentale dans un contexte d’incertitude sur le marché de l’habitat intermédiaire et collectif dans le périurbain. Néanmoins, on observe des dynamiques de coapprentissage entre citoyens et experts ainsi qu’un dépassement de l’approche réglementaire des projets facilités par les arènes et les modalités procédurales de la démarche. Si le mode projet domine, les épreuves de coordination montrent des engagements exploratoires des chefs de projet. Ils se traduisent par le recours à des expertises complémentaires visant à maintenir la mobilisation des acteurs et le développement d’innovations programmatiques et architecturales, ainsi que par l’intégration de contraintes normatives et une réflexivité continue. Public action initiatives aimed at renewing the frameworks of housing production in the peri-urban area have been multiplying for several years. Based on the case of the “Habitat périurbain” initiative, led by the pole metropolitan Nantes Saint-Nazaire since 2017, this article proposes to analyze the testing of institutional arenas aimed at organizing the co-production of habitat programs and projects on four experimental sites between institutional actors, citizens, real estate operators and architects. These arenas of co-production of expertise mainly reveal trials of mobilization and maintenance of the experimental approach in a context of uncertainty on the market of intermediate and collective housing in the suburbs. Nevertheless, we observe dynamics of co-learning between citizens and experts as well as an overcoming of the regulatory approach of the projects facilitated by the arenas and procedural modalities of the approach. If the project mode dominates, the coordination tests show exploratory commitments of the project leaders. They result in the use of complementary expertise to maintain the mobilization of actors and the development of programmatic and architectural innovations, as well as the integration of normative constraints and a continuous reflexivity. </description>
      <pubDate>jeu., 30 juin 2022 23:26:31 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Le Grand Paris et les conventions de la production collective de connaissances </title>
      <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/677</link>
      <description>La consultation « L’avenir du Paris métropolitain, le grand pari de l’agglomération parisienne », organisée en 2008 par le Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère (BRAUP) à la demande du président de la République Nicolas Sarkozy, a mobilisé dix équipes dirigées par des architectes associant des professionnels et des chercheurs travaillant sur des questions d’aménagement, avec pour mission de produire un « diagnostic prospectif » pour l’agglomération parisienne. Cette consultation s’est prolongée en 2010 avec la création de l’Atelier international du Grand Paris (AIGP), qui a œuvré jusqu’en 2016. L’analyse du fonctionnement de ces équipes est réalisée en mobilisant la notion de « convention » d’Howard Becker et mise en perspective par rapport à la commande étatique. Questionnant la valeur de l’action dans la production de connaissances, l’article montre que s’est mise en place une boucle de légitimation : la constitution de cette arène était justifiée à condition que les expertises qui y étaient produites servent des projets eux-mêmes rendus légitimes par les expertises produites. The 2008 consultation called “l’avenir du Paris métropolitain, le grand pari de l’agglomération Parisienne”, organized by the French Bureau of Research in Architecture, Urbanism and Landscape at the President Nicolas Sarkozy’s request, puts to work ten teams made of professionals and researchers working on urban studies and led by architects. Their mission was to produce “prospective diagnosis” for the parisian metropolitan area. The consultation was prolonged in the Atelier International du Grand Paris (AIGP) in 2010 that made those teams work until 2016. The way those teams worked was analyzed using the concept of convention from Howard Becker and put into perspective with the initial demand form the President. By questioning the value given to actions in the process of producing knowledge, this article shows that a legitimizing loop occurs. Creating the consultation seems justified if knowledges produced their serve subsequent actions and those actions are legitimized by the initial expertise.  </description>
      <pubDate>ven., 01 juil. 2022 00:05:02 +0200</pubDate>
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      <title>Une recherche-action participative entre cocréation et confrontation des savoirs </title>
      <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/691</link>
      <description>Cet article porte sur l’étude des enjeux d’une recherche-action participative appelée « CitizenDev » (2016-2020), à laquelle les auteures ont participé, menée dans le cadre d’un appel à projets de recherche « Co-Create » subventionné par la région de Bruxelles-Capitale, en Belgique. Dans un premier temps, il met au jour les ambivalences de l’appel à projets, qui rejette les attendus de la recherche scientifique « mainstream », quitte à la caricaturer, tout en s’y référant de manière implicite. Ensuite, il s’attelle à décrire précisément la mise à l’épreuve du projet en situation concrète, en particulier les tensions qu’elle a pu générer entre les chercheuses, entre celles-ci, les associations et les citoyen·nes, et avec le commanditaire. Au travers de ce cas d’étude, l’article montre la complexité de la construction du savoir et de son processus de légitimation dans ces conditions d’hybridité. This paper concerns the study of the challenges of a Participatory Action Research called “CitizenDev” (2016-2020) in which the authors participated in response to a demand for research projects within a framework named “Co-Create”, subsidized by the Brussels-Capital Region in Belgium. To be precise first of all, it brings to light the ambivalences of this demand for projects which rejects the principles of «mainstream» scientific research, even if it means caricaturing it while referring to it implicitly. Then it sets out to describe precisely the testing of the project in concrete contexts and in particular the tensions that it has generated between researchers, between researchers and associations and citizens and with the public sponsor respectively. Through this case study, this paper shows the complexity of the construction of knowledge and its process of legitimation under these conditions of hybridity. </description>
      <pubDate>sam., 09 juil. 2022 09:10:02 +0200</pubDate>
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      <title>Les expertises patrimoniales à l’épreuve des influenceurs du patrimoine et de la médiatisation </title>
      <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/697</link>
      <description>Si, autrefois, le ministère de la Culture et les directions régionales des affaires culturelles (DRAC), les sociétés savantes et les fondations d’utilité publique étaient les premiers artisans du patrimoine, le développement des réseaux sociaux a permis l’avènement d’une nouvelle figure – l’influenceur du patrimoine – pouvant promouvoir le patrimoine comme toute autre chose, mais dont l’action est en accord avec la tendance néolibérale actuelle qui met à l’honneur la compétition et l’« innovation ». Cela crée une situation exceptionnelle où les termes du divertissement médiatique (aventure, jeu) pénètrent les discours sur le patrimoine et où des start-up spécialisées s’affichent parmi les incontournables du patrimoine. À partir d’entretiens, d’analyses de discours dans les médias et de rapports publics, cette contribution ambitionne d’éclairer l’ascension fulgurante des influenceurs du patrimoine et l’accueil qui leur est réservé par les artisans classiques de l’action patrimoniale, confrontés au brouillage des valeurs qui guidaient autrefois l’expertise patrimoniale. While historically the Ministry of Culture and Regional Culture Departments (DRAC), academic societies and public foundations used to represent the main heritage craftsmen, the recent social networks development has allowed the birth of a new persona - the heritage influencer - able to promote heritage as any other subject, but whose action is in line with the contemporary neo-liberal trend, valuing competition and innovation above all. An entirely exceptional situation is created, where the concepts of mediatic entertainment (such as games and adventure) infiltrate the heritage narrative and dedicated start-ups are appointed among the indispensable stakeholders of heritage.Using interviews, media discourse analysis and public reports, this contribution aims to cast a revealing light over the amazing rise of heritage influencers and the manner their arrival is perceived by the established craftsmen of heritage action, facing the blurring of the values which used to guide the heritage expertise. </description>
      <pubDate>dim., 10 juil. 2022 06:55:31 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Les savoirs inondés : entre écritures des normes et récits expérientiels des risques </title>
      <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/709</link>
      <description>L’héritage réglementaire et législatif des politiques de prévention des risques a dessiné les contours d’une doctrine d’intégration des inondations préférant « faire avec » plutôt que « lutter contre ». Effet concomitant de la décentralisation, les pouvoirs publics auront donc dès 1987 le devoir d’informer et de sensibiliser les populations face aux risques auxquels elles sont exposées. Ces droit et devoir à l’information préventive se sont progressivement émancipés grâce au rapprochement opéré avec de nouvelles figures. Bousculant les connaissances jusque-là convoquées pour dire le risque, cette proximité récente avec les professionnels de la communication, du design (service, social, d’intérêt général) ou de l’art agit pour transmettre, traduire, raconter, conduire ce que l’État médiateur nomme aujourd’hui « culture du risque ». Cet article propose ainsi de saisir de quelle manière l’injonction à la résilience, agissant en parallèle du réagencement de l’action publique, concourt à transposer les risques, sous prétexte d’innovation, en récits immersifs et expérientiels. Regardés de plus près, ces registres narratifs qui imbriquent autant qu’ils les distancient savoirs experts et savoirs ordinaires permettent de comprendre comment ces nouvelles modalités discursives participent à la fabrication d’un nouvel imaginaire de l’inondabilité. The regulatory and legislative legacy of risk prevention policies has shaped the contours of a doctrine of flood integration that prefers to deal with rather than fight against floods. As a concomitant effect of decentralization, the public authorities will therefore have the duty to inform and raise the awareness of the populations with regard to the risks to which they are exposed, starting in 1987. This right and duty to preventive information has been progressively emancipated thanks to the rapprochement towards new figures. This recent proximity to professionals in the fields of communication, design (service, social, general interest) or art, which has shaken up the knowledge that had been used until now to express risk, acts to transmit, translate, narrate and lead what the mediating State today calls the ‘culture of risk’. This article thus proposes to understand how the injunction to resilience, acting in parallel with the redesign of public action, contributes to transposing risks, under the pretext of innovation, into immersive and experiential narratives. A closer look at these narrative registers, which interweave as much as they distance them from expert knowledge and ordinary knowledge, allows us to understand how these new discursive modalities participate in the fabrication of a new imaginary of floodability. </description>
      <pubDate>dim., 10 juil. 2022 07:06:01 +0200</pubDate>
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      <title>Un portrait de l’hybridité de la recherche urbaine : le jeune chercheur « au‑delà » de la CIFRE </title>
      <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/640</link>
      <description>L’hybridité est une constante de la recherche urbaine, tant dans ses croisements disciplinaires que dans sa porosité avec les mondes de la pratique et de la politique. Outre le succès des thèses CIFRE, qui en témoigne, dans quels espaces se poursuit cette recherche plurielle et que traduisent-ils de la recherche urbaine contemporaine ? À partir de nos expériences de jeunes chercheurs, cette contribution cartographie les arènes de la production de la recherche « au-delà » de la CIFRE – qu’il s’agisse d’expériences de recherche collectives, partenariales ou individuelles, ou encore d’expériences pédagogiques, en parallèle du contrat ou après – pour interroger le portrait du jeune chercheur urbain. Nous discutons l’inscription institutionnelle instable de ces espaces et la légitimation des savoirs qu’ils produisent, entre légitimation par les praticiens et reconnaissance par les pairs académiques. Cet équilibre instable de l’identité du jeune chercheur est lu au prisme de trois frontières usuelles dans l’épistémologie des études urbaines : pratique/recherche, frontières disciplinaires et institutionnelles, enseignement/recherche. Hybridity is a constant in urban research, both in its disciplinary intersections and in its porosity with the worlds of practice and politics. Beyond the success of the CIFREs, witnessing this hybridity, in which spaces does this plural research take place and what do they say about contemporary urban research? Based on our trajectories as young researchers, this contribution maps the arenas beyond the thesis contract: collective, partnership or individual research experiences or educational experiences. This analysis aims to question the portrait of the young urban researcher. We discuss the unstable institutional inscription of these spaces and the legitimization of the knowledge they produce, between recognition by practitioners or by academic peers. This unstable balance of the young researcher’s identity is read through the prism of three usual boundaries in the epistemology of urban studies: practice/research, disciplinary and geographical boundaries, teaching/research. </description>
      <pubDate>ven., 01 juil. 2022 00:00:40 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://cahiers-ramau.edinum.org/640</guid>
    </item>
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      <title>Entre dispositifs et agencements : les nouveaux assemblages de l’expertise territoriale </title>
      <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/653</link>
      <description>Cet article s’intéresse aux transformations en cours de la commande publique d’études en aménagement et urbanisme. Il se focalise sur les rapports des administrations avec les hautes écoles suisses. L’analyse replace d’abord les transformations en cours dans un contexte historique, puis se concentre sur le rôle de « marginaux sécants », à savoir des acteurs à l’articulation de plusieurs systèmes organisationnels, dans le renouvellement contemporain de la production de l’expertise territoriale. Les auteurs mobilisent un matériau collecté au moyen d’entretiens semi-directifs réalisés en 2018 et 2019 auprès d’acteurs de la recherche en aménagement et urbanisme en Suisse et d’observations participantes de séances de mise en œuvre d’un tiers-lieu du territoire. This article examines current transformations of the public commissioning of urban planning studies. It focuses on the case of the relationship between administrations and Swiss universities. The analysis, first of all, re-establishes the transformations taking place in a historical context and then focuses on the role of “marginal secants” (i.e., actors in the articulation of several organizational systems) in the contemporary renewal of the production of territorial expertise. The authors mobilize material collected via semi-directive interviews conducted in 2018 and 2019 with actors in urban planning and development research in Switzerland and participatory observations of implementation sessions in a third space of the territory. </description>
      <pubDate>ven., 01 juil. 2022 00:01:17 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Pouvoir d’ÂGIR : un double jeu dans la recherche‑action </title>
      <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/665</link>
      <description>Cet article formalise un témoignage sur le déroulement et les enjeux pour les acteurs d’une recherche-action participative intitulée ÂGIR (ÂGe, Innovation sociale et Réflexivité), programme financé par le CNRS et le réseau des MSH. Il s’intéresse particulièrement aux figures des chercheuses et des co-chercheurs. Le terrain mobilisé est celui de la recherche-action participative, ce qui s’y est joué en termes de processus et de développement du pouvoir d’agir des seniors. En effet, la recherche a impliqué fortement des personnes âgées dans la production de travaux scientifiques (les co-chercheurs), en vue d’une meilleure compréhension des formes du vieillir dans la ville et d’une production active de solutions aux difficultés qu’elles ont identifiées. La posture des chercheuses traduit leur trajectoire et leur identité professionnelle. Elle s’appuie sur le transfert de savoirs issus d’une pratique professionnelle antérieure vers une démarche de recherche qui associe des citoyens. This article formalises our point of view in the process and the issues for the actors of a participatory action research entitled Âgir (Age, social innovation and reflexivity), a program funded by the CNRS and the MSH network. It is focused on the roles of researchers and co-researchers. The research field is collaborative action research, which happened in terms of process and empowerment of seniors. Indeed, the research has strongly involved older people in the production of scientific work (the co-researchers), with a view to a better understanding of ageing in the city and the active production of solutions to the difficulties they have identified. The posture of the researchers reflects their professional trajectory and identity. It is based on the transfer of knowledge from previous professional experience to a research approach that involves citizens. </description>
      <pubDate>ven., 01 juil. 2022 00:03:45 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Au croisement des mondes académiques et opérationnels : arènes, savoirs et trajectoires  </title>
      <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/625</link>
      <pubDate>jeu., 30 juin 2022 23:17:54 +0200</pubDate>
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      <title>Configurations d’expertise et mondes académiques : faux amis et promesses renouvelées </title>
      <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/689</link>
      <pubDate>lun., 04 juil. 2022 08:31:44 +0200</pubDate>
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      <title>Déconstructions et recompositions des figures de l’expertise </title>
      <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/690</link>
      <pubDate>sam., 09 juil. 2022 08:59:27 +0200</pubDate>
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      <title>Professionnels et légitimités. L’ordre négocié de la division du travail </title>
      <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/638</link>
      <pubDate>jeu., 30 juin 2022 23:56:02 +0200</pubDate>
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