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    <title>Auteurs : Solène Leray</title>
    <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/718</link>
    <description>Publications de Auteurs Solène Leray</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Les savoirs inondés : entre écritures des normes et récits expérientiels des risques</title>
      <link>https://cahiers-ramau.edinum.org/709</link>
      <description>L’héritage réglementaire et législatif des politiques de prévention des risques a dessiné les contours d’une doctrine d’intégration des inondations préférant « faire avec » plutôt que « lutter contre ». Effet concomitant de la décentralisation, les pouvoirs publics auront donc dès 1987 le devoir d’informer et de sensibiliser les populations face aux risques auxquels elles sont exposées. Ces droit et devoir à l’information préventive se sont progressivement émancipés grâce au rapprochement opéré avec de nouvelles figures. Bousculant les connaissances jusque-là convoquées pour dire le risque, cette proximité récente avec les professionnels de la communication, du design (service, social, d’intérêt général) ou de l’art agit pour transmettre, traduire, raconter, conduire ce que l’État médiateur nomme aujourd’hui « culture du risque ». Cet article propose ainsi de saisir de quelle manière l’injonction à la résilience, agissant en parallèle du réagencement de l’action publique, concourt à transposer les risques, sous prétexte d’innovation, en récits immersifs et expérientiels. Regardés de plus près, ces registres narratifs qui imbriquent autant qu’ils les distancient savoirs experts et savoirs ordinaires permettent de comprendre comment ces nouvelles modalités discursives participent à la fabrication d’un nouvel imaginaire de l’inondabilité. The regulatory and legislative legacy of risk prevention policies has shaped the contours of a doctrine of flood integration that prefers to deal with rather than fight against floods. As a concomitant effect of decentralization, the public authorities will therefore have the duty to inform and raise the awareness of the populations with regard to the risks to which they are exposed, starting in 1987. This right and duty to preventive information has been progressively emancipated thanks to the rapprochement towards new figures. This recent proximity to professionals in the fields of communication, design (service, social, general interest) or art, which has shaken up the knowledge that had been used until now to express risk, acts to transmit, translate, narrate and lead what the mediating State today calls the ‘culture of risk’. This article thus proposes to understand how the injunction to resilience, acting in parallel with the redesign of public action, contributes to transposing risks, under the pretext of innovation, into immersive and experiential narratives. A closer look at these narrative registers, which interweave as much as they distance them from expert knowledge and ordinary knowledge, allows us to understand how these new discursive modalities participate in the fabrication of a new imaginary of floodability. </description>
      <pubDate>dim., 10 juil. 2022 07:06:01 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 11 juil. 2022 14:31:30 +0200</lastBuildDate>
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